Comme bien souvent, tôt le matin, entre Nantes et Paris, je ressens les mêmes sensations. Plus que dans tout autre train, j'éprouve sur les lignes à grande vitesse un sentiment de déconnexion de l'espace traversé. Le voyage ne me semble plus qu'une trouée, un long tunnel de nature ponctué de saillies urbaines, un glissement dans un espace quasi virtuel expressément conçu et organisé pour moi, passager-spectateur.

Les jours passent

Et c'est ainsi que passe le temps.